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	<title>Afriactu</title>
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		<title>Soutenance de Thèse de Dr. Abdoul Azizi Ibrahim.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joachim Adoté]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Oct 2025 18:33:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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<p>Soutenance de Thèse de Dr. Abdoul Azizi Ibrahim</p>



<p>Soutenance de thèse de doctorat en philosophie: le doctorant Abdoul Azizi Ibrahim couronne ses années de recherche.</p>



<p>&nbsp;La salle de chinoise sise à la faculté des lettres et sciences humaines de l’Université Abdou Moumouni de Niamey a servi de cadre ce Samedi 25 Octobre 2025 à la brillante cérémonie de soutenance de thèse de doctorat en philosophie du doctorant Abdoul Azizi Ibrahim.</p>



<p>Présidée par le Professeur HAMIDOU Talibi Moussa, Professeur titulaire en philosophie à l&rsquo;université Abdou Moumouni de Niamey, la séance a réuni un jury composé d’éminents universitaires:</p>



<p>M. SOULEYMANE Mahamane, Maître de conférence en philosophie à l&rsquo;Université Abdou Moumouni de Niamey</p>



<p>M. PILLAH Niali Armand Privat, Maître de conférence en philosophie à l&rsquo;Université Alassane Ouattara de Bouaké en Côte d&rsquo;Ivoire,</p>



<p>M. ADAMOU Dilwani, maître de conférence en philosophie à l’Université André Salifou de Zinder,</p>



<p>M.YACOUBA Halidou, Maître de conférence en philosophie à l’Université Abdou Moumouni de Niamey,</p>



<p>Dans un exposé clair et rigoureux, le nouveau docteur a présenté les résultats de plusieurs années de recherche portant sur le thème « Étude Comparative de la pensée politique de Platon et de Rousseau: de l&rsquo;essence de la justice au droit politique », une réflexion profonde sur les enjeux contemporains de la philosophie africaine et de la pensée critique.</p>



<p>À l’issue des débats, le jury a salué la qualité scientifique du travail, la pertinence des analyses et la maturité intellectuelle du candidat. La soutenance s’est conclue par la proclamation du titre de docteur en philosophie avec les félicitations du jury.</p>



<p>Cette cérémonie, à la fois académique et solennelle, a été marquée par la présence de collègues, d’étudiants, de parents et d’amis venus témoigner leur soutien et partager la joie du nouveau docteur. </p>



<p>Le Pr. HAMIDOU Talibi Moussa, président du jury, a félicité Abdoul Azizi Ibrahim pour « la rigueur de sa démarche scientifique et sa contribution à la réflexion philosophique contemporaine ». Ce qui lui a valu la mention Très honorable à l&rsquo;issue de la Soutenance.</p>
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		<title>Niger: Quatre syndicats de la justice dissouts.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joachim Adoté]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Aug 2025 16:48:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Institution]]></category>
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<p>Les conventions internationales protègent les syndicats de l&rsquo;abus des pouvoirs publics.<br>Une organisation syndicale est une association des travailleurs ou des employeurs qui a pour but la défense des intérêts matériels et moraux de ses militants.<br>Les conventions internationales du travail à savoir, la convention N°87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948 et la convention N°98 sur les droits d&rsquo;organisation et de négociation collective de 1949, sont signées et ratifiées par la république du Niger.<br>Les organisations syndicales ne peuvent être dissoutes et suspendues par les pouvoirs publics en vertu de la convention N°87 sur la liberté syndicale.<br>Les organisations syndicales ont précèdé les organisations politiques en Afrique.<br>Le syndicalisme a pris naissance et forme à travers les luttes politiques,<br>contrairement en Europe et aux États-Unis d&rsquo;Amérique où il a pris naissance dans les entreprises industrielles à travers les luttes ouvrières pour la défense des intérêts des travailleurs.<br>Les luttes syndicales sont à la base de l&rsquo;abrogation du travail forcé. C&rsquo;est grâce aux luttes syndicales que le code du travail, le système de prestations sociales , le droit des congés , le statut général de la fonction publique , etc, ont vu le jour.<br>Les organisations syndicales veillent aux respects des droits et obligations des travailleurs et fonctionnaires.</p>



<p>Les syndicats méritent respects et considération.<br>Au Niger, c&rsquo;est grâce aux luttes syndicales que le multipartisme abrogé en 1965 a été restauré en 1991.<br>Les statuts des cadres de la Magistrature ont vu le jour grâce aux luttes syndicales.<br>Les organisations syndicales sont les remparts , de la justice, de la démocratie, elles sont des écoles de la démocratie.<br>Aucun leader syndical ne peut être à la tête d&rsquo;une organisation syndicale sans être democratiquement élu par les militants.<br>Les syndicats parlent et s&rsquo;expriment aux noms des leurs militants qui espèrent et attendent des lendemains meilleurs .<br>Ils sont protégés par les conventions internationales ratifiées par le Niger.<br>La dissolution des syndicats n&rsquo;est pas un bon signe de l&rsquo;exercice du pouvoir démocratique.<br>Les conventions internationales ont un caractère supra lois nationales.<br>Le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie ( le CNSP) ne devrait jamais oublier que le changement anticonstitutionel opéré au Niger, soutenu par la majorité du peuple nigérien , des organisations de la société civile a pour objectif et but la restauration de la bonne gouvernance démocratique et économique.<br>Il serait très difficile de restaurer la bonne gouvernance démocratique et économique dans un pays en démentelant les organisations de la société civile.<br>Il n&rsquo;est pas souhaitable dans un régime qui aspire à une restauration de la bonne gouvernance démocratique et économique que les organisations syndicales soient dissoutes du fait des divergences entre leurs partenaires sociaux.<br>Les organisations syndicales sont indispensables pour l&rsquo;exercice du pouvoir d&rsquo;Etat démocratique, il y va de la crédibilité du pouvoir politique de faire faire respecter l&rsquo;exercice du droit syndical.<br>L &lsquo;exercice de la liberté publiques , du droit syndical sont, entre autres , les baromètres d&rsquo;un véritable exerce du pouvoir démocratique.<br>Il serait très difficile de faire la promotion de la démocratie en bayonnant les droits syndicaux.</p>



<p>Si notre jeune révolution a vécu jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est grâce aux organisations de la société civile parmi lesquelles se trouvent en avant garde , les syndicats, des travailleurs, des employeurs et des étudiants.</p>



<p>Par conséquent nous demandons en tant doyen du mouvement syndical nigérien, au président de la république, chef de l&rsquo;Etat, le général Abdourahamane Tiani de bien vouloir faire faire prendre des dispositions diligentes et utiles afin que les droits syndicaux soient respectés dans notre pays. Il y va de la crédibilité du pouvoir politique démocratique qu&rsquo;il envisage de restaurer au Niger.</p>



<p>C&rsquo;est le Niger qui gagne !<br>Le doyen du mouvement syndical,<br>Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI</p>
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		<title>S&#8217;Eriger en Prisonnier de la Vérité: Un Acte de Foi Politique et Patriotique.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joachim Adoté]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2025 12:56:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>S’Ériger en Prisonnier de la Vérité : un Acte de Foi Politique et Patriotique Dans les temps de confusion morale et de désorientation politique, il est un acte de bravoure rare, mais fondamental : s’ériger en prisonnier de la vérité. Ce n’est pas une posture de confort, ni une figure de style. C’est un engagement...</p>
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<p>S’Ériger en Prisonnier de la Vérité : un Acte de Foi Politique et Patriotique</p>



<p>Dans les temps de confusion morale et de désorientation politique, il est un acte de bravoure rare, mais fondamental : s’ériger en prisonnier de la vérité.</p>



<p>Ce n’est pas une posture de confort, ni une figure de style. C’est un engagement profond, douloureux parfois, mais salutaire pour qui chérit la nation, pour qui aspire à une société juste, libre, et politiquement éveillée.</p>



<p>Car dans nos contextes marqués par l’instabilité institutionnelle et les dérives autoritaires, la vérité n’est plus seulement une vertu : elle devient une résistance. Résister à l’instrumentalisation de la parole publique, au détournement de l’opinion, à l’ethnorégionalisme rampant, au clientélisme assumé, au silence complice face à l’inacceptable.</p>



<p>La conscience politique ne naît pas dans les salons feutrés ni dans les calculs de positionnement. Elle naît dans l’épreuve. Elle prend forme lorsqu’un citoyen, sans armure ni privilège, choisit de dire « non » au mensonge, à l’injustice, à l’oppression, au simulacre démocratique.</p>



<p>Elle se construit dans le refus d’un narratif unique imposé par une minorité bruyante au service de ses intérêts personnels, souvent au détriment de l’intérêt général.</p>



<p>Mais cette posture est exigeante. Elle l’est d’autant plus que le climat ambiant est propice à la division, à la peur, à la disqualification de l’autre selon ses origines ou ses convictions.</p>



<p>Dans un contexte gangrené par l’ethnorégionalisme, chaque prise de position est suspecte. Chaque mot devient un risque. Chaque silence, une complicité.</p>



<p>C’est là que réside le drame : le peuple, souverain en théorie, démissionne face à l’arrogance des régimes autoritaires, se contentant parfois de subir, de murmurer ou de s’aligner pour survivre. Et pendant ce temps, le pouvoir, lui, s’organise, se reproduit, se protège.</p>



<p>Les régimes autoritaires ne se maintiennent pas par la seule force. Ils prospèrent grâce à l’adhésion – même passive – de ceux qui, par fatigue ou par intérêt, préfèrent la tranquillité de l’indifférence à la turbulence de l’engagement.</p>



<p>L’impunité devient doctrine. La pensée unique se pare des habits de la légitimité. Le discours politique se réduit à une récitation conformiste, où l’on glorifie le chef, où l’on sacralise l’instant, et où l’on infantilise le peuple. Toute voix discordante est taxée d’ennemie, toute critique assimilée à une trahison.</p>



<p>Mais soyons lucides : ce genre de pouvoir a toujours des soutiens. Pas parce qu’il est juste, mais parce qu’il distribue les miettes du pouvoir à ceux qui acceptent de trahir leur propre conscience.</p>



<p>Dans cette logique perverse, plus le régime s’affaiblit sur le plan moral, plus il recrute les esprits faibles, prêts à tout pour une place, une faveur, un silence rémunéré.</p>



<p>Lorsque le mensonge devient politique publique, la démocratie devient leurre. Lorsque les libertés sont réduites à des slogans, l’État de droit devient un mythe. Lorsque l&rsquo;on bâillonne le peuple au nom de la stabilité, c’est la nation qu’on étrangle.</p>



<p>Il ne s’agit plus de choisir entre la critique et le silence, entre l’indignation et la résignation. Il s’agit de trancher entre deux visions du pays : celle d’un peuple éclairé, debout, exigeant, et celle d’un clan replié, prédateur, camouflé derrière des discours de façade.</p>



<p>Il est temps. Temps de se tenir debout, non par goût de la polémique, mais par devoir de lucidité. Temps d’interroger notre conscience politique, car elle est le miroir le plus fidèle de nos actes, et le juge le plus implacable de notre avenir collectif.</p>



<p>Saurons-nous dire non à l’enfermement de la pensée ? Saurons-nous refuser de faire partie de cette cour qui acclame, même quand tout s’effondre ? Saurons-nous préférer l’exigence du débat à la facilité du suivisme ? Saurons-nous défendre le peuple plutôt que nos petites positions personnelles ?</p>



<p>La nation n’est pas une propriété. Le pouvoir n’est pas un butin. Le silence, face à l’injustice, n’est pas une vertu. Et la vérité, même prisonnière, finit toujours par éclater.</p>



<p>Salou Gobi.<br></p>
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		<title>Le Combat pour la Souveraineté ne Doit Pas Tuer la Liberté d’Opinion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joachim Adoté]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Jun 2025 18:24:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Combat pour la Souveraineté ne Doit Pas Tuer la Liberté d’Opinion Au Niger, le mot « souveraineté » est devenu un totem. Un cri de ralliement. Un emblème de résistance à une certaine forme d’ingérence étrangère, mais aussi — hélas — un prétexte parfois utilisé pour étouffer la pluralité d’opinions au sein même de...</p>
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<p>Le Combat pour la Souveraineté ne Doit Pas Tuer la Liberté d’Opinion</p>



<p>Au Niger, le mot « souveraineté » est devenu un totem. Un cri de ralliement. Un emblème de résistance à une certaine forme d’ingérence étrangère, mais aussi — hélas — un prétexte parfois utilisé pour étouffer la pluralité d’opinions au sein même de la nation.</p>



<p>Pourtant, rappelons-le d’emblée : le combat pour la souveraineté ne saurait être l’apanage d’un seul camp, d’une seule structure, encore moins d’un régime provisoire. Il est mené au nom du peuple nigérien, non pas exclusivement au nom du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).</p>



<p>Car si ce combat est noble et historique, il transcende les clivages politiques, les ambitions individuelles et les calculs d&rsquo;appareil. Il ne saurait devenir un argument d’intimidation ni une couverture pour museler les citoyens qui s’interrogent, critiquent ou s’opposent.</p>



<p>Dans une République digne de ce nom, nul ne devrait être inquiété pour avoir exprimé une pensée divergente sur la gestion de l’État, surtout lorsque cette pensée est portée par l’amour du pays, le souci de vérité et le désir d’un avenir plus juste.</p>



<p>N’oublions jamais que ceux qui, aujourd’hui, gouvernent par la force des circonstances, l’ont fait en invoquant un contexte d’urgence nationale. Un contexte dans lequel, selon leurs termes, les institutions dites « démocratiques » avaient cessé de répondre aux aspirations profondes du peuple. Il est donc paradoxal — et inquiétant — de voir cette même logique de rupture sombrer dans l’intolérance aux voix discordantes.</p>



<p>Refuser la critique, disqualifier toute remise en question, diaboliser l’opposition ou les intellectuels qui interrogent la marche du pays, c’est reproduire, avec des habits neufs, les travers mêmes qui ont justifié la chute du régime précédent.</p>



<p>Or, chacun est dans son rôle : le pouvoir dans celui de l’action, l’opinion publique dans celui de l’éveil critique. C’est dans cette dynamique que s’élabore un projet de société solide, inclusif, ancré dans les réalités, et non dans les incantations.</p>



<p>Il faut le dire sans détour : l’unanimisme de façade est un poison. Il donne l’illusion d’un consensus alors que grondent, sous la surface, les frustrations, les colères, les silences pesants.</p>



<p>Une nation ne se bâtit pas sur l’aplanissement des différences, mais sur leur mise en débat. L’histoire des grandes révolutions, comme celle des renaissances démocratiques, montre que c’est de la contradiction des idées que naissent les choix les plus pertinents, les politiques les plus légitimes.</p>



<p>La souveraineté ne se décrète pas, elle se construit. Et elle ne se construit pas seulement à coups de discours martiaux, mais aussi — et surtout — par le respect des libertés fondamentales, au premier rang desquelles figure la liberté d’opinion.</p>



<p>Ce que nous vivons au Niger aujourd’hui est une période charnière. Une époque où tout se joue : les alliances géopolitiques, la refondation des institutions, la reconstruction du lien social, la réaffirmation de notre dignité collective. Mais cette œuvre ne peut être pérenne si elle s’accompagne de la mise au pas des voix alternatives.</p>



<p>On ne construit pas un avenir souverain avec des citoyens silencieux. On le construit avec des femmes et des hommes capables de dire “non” quand il le faut, de proposer des chemins nouveaux, de dénoncer les dérives, même au cœur du tumulte.</p>



<p>En définitive, le patriotisme sincère n’est pas celui qui se tait, mais celui qui parle, qui écrit, qui alerte, au risque de déranger. C’est ce patriotisme-là qui sauve les peuples, quand les passions du pouvoir menacent de les engloutir.</p>



<p>Salou Gobi</p>



<p></p>
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		<title>Tout ça pour ça!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Joachim Adoté]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2025 19:19:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Internationnal]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécutité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout ça, pour ça ! Bientôt deux ans. L&#8217;anniversaire du coup d’État du 26 juillet 2023, semble poser tant de questionnements. Car, le Niger s’enfonce dans une zone d’incertitude politique, d’impasses démocratiques, sécuritaires et de tensions sociales croissantes. Loin des promesses de refondation nationale et de souveraineté retrouvée, la transition semble reproduire les travers du...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" width="720" height="727"  alt="" class="wp-image-336"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-27-at-20.10.30.jpeg" srcset="https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-27-at-20.10.30.jpeg 720w, https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-27-at-20.10.30-297x300.jpeg 297w, https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-27-at-20.10.30-150x150.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>Tout ça, pour ça !</p>



<p>Bientôt deux ans. L&rsquo;anniversaire du coup d’État du 26 juillet 2023, semble poser tant de questionnements. Car, le Niger s’enfonce dans une zone d’incertitude politique, d’impasses démocratiques, sécuritaires et de tensions sociales croissantes.</p>



<p>Loin des promesses de refondation nationale et de souveraineté retrouvée, la transition semble reproduire les travers du passé.</p>



<p>Je m&rsquo; interroge sur la finalité réelle du processus en cours et alerte sur les risques d’une désillusion collective.</p>



<p>Il fallait donc tout cela — un coup d’État, la suspension de la Constitution, la dissolution des partis politiques, la mise à l’écart des contre-pouvoirs, la répression des voix dissidentes, les exils forcés et l’asphyxie de l’espace démocratique — pour en arriver là ?<br>Tout ça, pour ça !</p>



<p>On nous avait promis la refondation du Niger, un retour à la souveraineté, une rupture franche avec les logiques anciennes, une justice réinventée au service du peuple.</p>



<p>On a applaudi, espéré, soutenu parfois, au nom de cette ambition. On a accepté de taire nos doutes, de suspendre notre jugement, d’attendre les fruits de la transition annoncée. Mais aujourd’hui, que reste-t-il de cet élan ? Où sont les marqueurs tangibles de ce renouveau tant vanté ?</p>



<p>Les mois passent, et l’enthousiasme cède la place à la perplexité, puis à l’amertume. La parole publique est verrouillée.</p>



<p>Les intellectuels sont muselés. Les médias, sous surveillance. Les opposants, réduits au silence ou contraints à l’exil. Les syndicats indépendants, criminalisés.</p>



<p>La méfiance s’installe, les fractures se creusent, et l’insécurité s’aggrave. L’économie, déjà fragile, vacille. La diplomatie, jadis active, se referme.</p>



<p>Tout ça, pour ça ?</p>



<p>Ce n’est pas l’idéal de souveraineté qui est en cause. Le Niger a, en effet, le droit de reprendre en main son destin, de se libérer des dépendances toxiques, de repenser ses alliances.</p>



<p>Mais il ne peut le faire en reproduisant les méthodes qu’il prétendait combattre. Une souveraineté qui ne s’accompagne ni de justice, ni de vérité, ni de respect des libertés fondamentales n’est qu’une illusion de puissance, un masque de fer sur un visage de détresse.</p>



<p>Et le peuple nigérien, dans sa lucidité et sa dignité, ne s’y trompe pas. Il sait reconnaître les impostures. Il sait que la refondation ne se décrète pas par la force, mais se construit dans le dialogue, la transparence, l’éthique et la vision.</p>



<p>Alors oui, « Tout ça, pour ça ! », mais ce cri de désillusion pourrait bien devenir, demain, un acte de résistance. Car le Niger ne se résume pas à ses dirigeants. Il est plus grand que ses crises, plus fort que ses trahisons. Il finira par retrouver son cap. À condition que ceux qui prétendent parler en son nom se montrent dignes de sa confiance.</p>



<p>Salou Gobi<br>Publié le 21/05/202</p>
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		<title>Négociation CEDEAO &#8211; AES</title>
		<link>https://afriactu.com/2025/05/24/negociation-cedeao-aes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joachim Adoté]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 May 2025 12:13:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Internationnal]]></category>
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		<category><![CDATA[Social]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT 1- En prélude aux négociations portant sur les questions d&#8217;intérêt commun suite au retrait des Etats membres de la Confédération AES de la CEDEAO, des consultations entre les Ministres des Affaires Etrangères de la Confédération AES et le Président de la Commission de la CEDEAO se sont tenues le 22 mai...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" width="720" height="713"  alt="" class="wp-image-325"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-24-at-13.09.35.jpeg" srcset="https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-24-at-13.09.35.jpeg 720w, https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-24-at-13.09.35-300x297.jpeg 300w, https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-24-at-13.09.35-150x150.jpeg 150w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT</p>



<p>1- En prélude aux négociations portant sur les questions d&rsquo;intérêt commun suite au retrait des Etats membres de la Confédération AES de la CEDEAO, des consultations entre les Ministres des Affaires Etrangères de la Confédération AES et le Président de la Commission de la CEDEAO se sont tenues le 22 mai 2025 à Bamako, République du Mali.</p>



<p>2- Au cours des échanges, les deux Parties ont adopté le Relevé des conclusions des consultations en vue du lancement des négociations entre la Confédération AES et la CEDEAO. Elles ont abordé les questions importantes relatives aux aspects politiques, diplomatiques, administratifs et institutionnels, juridiques, sécuritaires et de développement économique et social.</p>



<p>3- Les deux Parties ont rappelé la volonté des Chefs d&rsquo;Etat de la sous-région de privilégier l&rsquo;intérêt supérieur des populations ouest-africaines en sauvegardant les acquis de l&rsquo;intégration sous régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens, jusqu&rsquo;à la conclusion de nouveaux accords.</p>



<p>4- Les Parties ont exprimé une préoccupation commune sur la situation sécuritaire et sont convenues de l&rsquo;urgence de travailler à créer les conditions nécessaires à une coopération efficace dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.</p>



<p>5- Les Parties ont salué l&rsquo;esprit de fraternité et de responsabilité qui a animé ces premiers échanges directs et sont convenues de les poursuivre, guidées en permanence par les intérêts des populations ouest-africaines.</p>



<p>Fait à Bamako, le 22 mai 2025</p>
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		<title>Niger : De Indépendance contrariée à l’Impératif de Refondation Souveraine.</title>
		<link>https://afriactu.com/2025/05/17/niger-de-independance-contrariee-a-limperatif-de-refondation-souveraine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 May 2025 11:59:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Niger, pays d’une richesse culturelle plurielle et d’un potentiel stratégique indéniable, demeure paradoxalement enlisé dans une instabilité politique chronique. Depuis l’aube de son indépendance en 1960, son histoire républicaine oscille entre aspirations démocratiques et interventions militaires, entre tentatives de refondation et replis autoritaires. Ce demi-siècle d’errance institutionnelle nous impose une introspection collective : pourquoi...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" width="720" height="727"  alt="" class="wp-image-309"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-11-a-19.06.46_1c9d5e38.jpg" srcset="https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-11-a-19.06.46_1c9d5e38.jpg 720w, https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-11-a-19.06.46_1c9d5e38-297x300.jpg 297w, https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-11-a-19.06.46_1c9d5e38-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p>Le Niger, pays d’une richesse culturelle plurielle et d’un potentiel stratégique indéniable, demeure paradoxalement enlisé dans une instabilité politique chronique.</p>



<p>Depuis l’aube de son indépendance en 1960, son histoire républicaine oscille entre aspirations démocratiques et interventions militaires, entre tentatives de refondation et replis autoritaires.</p>



<p>Ce demi-siècle d’errance institutionnelle nous impose une introspection collective : pourquoi l’alternance n’a-t-elle jamais réussi à garantir la stabilité ? Pourquoi l’État reste-t-il si vulnérable aux chocs internes et externes ? Et surtout, comment repenser le politique dans un pays où le pouvoir semble toujours au bord de l’implosion ?</p>



<p>1960–1974 : monopartisme, tension sociale, famine et premier coup d’État</p>



<p>Le Niger indépendant s’installe sous le sceau du Parti Progressiste Nigérien (PPN-RDA), dirigé par Diori Hamani. Quinze années durant, un régime de parti unique impose sa loi, muselant l’opposition du Parti Sawaba, relégué à la clandestinité puis à la lutte armée.</p>



<p>La famine de 1973, la corruption généralisée et l’impéritie de l’État signent la fin de cette première République. En avril 1974, l’armée renverse le régime. Le lieutenant-colonel Seyni Kountché inaugure treize années de pouvoir militaire, autoritaire mais stable, sous le sceau du Conseil Militaire Suprême (CMS).</p>



<p>1987–1993 : transition timide, réveil démocratique</p>



<p>À la mort de Kountché, son successeur, le général Ali Saïbou, entame une ouverture politique précautionneuse. Mais l’histoire s’accélère : la chute du mur de Berlin et la Conférence de La Baule propagent le vent du multipartisme.</p>



<p>Au Niger, la Conférence Nationale Souveraine de 1991, arène cathartique d’un peuple en quête de dignité, met à nu les dérives de l’ancien régime. Ali Saïbou est marginalisé. Une nouvelle classe politique émerge, portée par la société civile, les syndicats, les étudiants.</p>



<p>En 1993, Mahamane Ousmane devient le premier président démocratiquement élu. Son élection incarne l’espoir d’un renouveau.</p>



<p>Mais très vite, la coalition au pouvoir implose, minée par des tensions internes et une incapacité à gérer les attentes sociales. Grèves à répétition, arriérés de salaires, conflits institutionnels… L’État chancelle à nouveau.</p>



<p>1996–1999 : le retour brutal des militaires</p>



<p>Profitant de la crise politique, le colonel Ibrahim Baré Maïnassara prend le pouvoir par la force en 1996. Il organise des élections controversées et gouverne dans un climat de défiance.</p>



<p>Trois ans plus tard, il est assassiné par sa propre garde présidentielle. Un nouveau coup d’État militaire, dirigé par le commandant Daouda Malam Wanké, installe une transition de courte durée qui aboutit à l’élection de Mamadou Tandja en 1999.</p>



<p>1999–2009 : une décennie de stabilité relative</p>



<p>Durant dix ans, le duo Tandja–Hama Amadou gouverne avec une efficacité relative. Des accords de paix sont signés avec les mouvements armés. Des chantiers de développement sont engagés. Le Niger semble, pour une fois, sur la voie de la consolidation démocratique. Mais cette stabilité est mise à mal par une tentation récurrente : celle du pouvoir à vie.</p>



<p>2009–2010 : la dérive du Tazartché</p>



<p>En 2009, Tandja initie un projet de prolongation de mandat, baptisé Tazartché. Derrière le discours de refondation, se cache la volonté de s’accrocher au pouvoir, contre vents et marées.</p>



<p>Un référendum est organisé. Une sixième République est proclamée. Mais l’opposition, la société civile et les syndicats se lèvent d’un seul homme. En février 2010, un coup d’État militaire met fin au régime Tandja.</p>



<p>2011–2021 : Issoufou, l’autoritarisme sous vernis démocratique</p>



<p>Mahamadou Issoufou prend le pouvoir après une transition saluée. Il bénéficie d’un contexte international favorable et d’un fort soutien des partenaires occidentaux.</p>



<p>Pourtant, son régime sera marqué par une centralisation autoritaire du pouvoir, une répression des opposants, une instrumentalisation de la justice, et un usage politique de l’armée.</p>



<p>En 2021, il cède officiellement le pouvoir à Mohamed Bazoum, mais conserve une emprise déterminante sur les affaires de l’État. La démocratie nigérienne devient une façade ; le système politique, un mécanisme d’exclusion.</p>



<p>Des constantes inquiétantes, un avenir à rebâtir</p>



<p>En analysant ces soixante-cinq années d’histoire politique, trois constantes se dégagent :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>La centralisation excessive du pouvoir, qui finit toujours par provoquer une rupture ;</li>



<li>L’incapacité des élites à construire des institutions solides et inclusives ;</li>



<li>L’intervention récurrente de l’armée comme ultime recours face aux dérives civiles, mais aussi militaires.</li>
</ol>



<p>À ces maux s’ajoute un mal plus insidieux : la dépendance extérieure. Chaque changement de régime semble lié, de près ou de loin, à des influences étrangères ou à des arrangements géostratégiques opaques.</p>



<p>Quel chemin pour demain ?</p>



<p>Le Niger ne peut plus se contenter d’alterner entre militaires et civils, entre espoirs déçus et retours à la case départ. Il lui faut une rupture véritable, une refondation de son contrat social, une redéfinition du rôle de l’État. Cela exige une élite politique responsable, une société civile éveillée, et surtout, une armée républicaine, au service de la nation, non de factions.</p>



<p>La stabilité ne viendra pas d’un homme providentiel, ni d’un coup d’État salvateur. Elle viendra d’un processus collectif, patient, exigeant, où la souveraineté ne se proclame pas seulement, mais se construit chaque jour, dans la justice, l’équité et la mémoire lucide de notre histoire commune.</p>



<p>Salou Gobi.</p>
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		<title>Tillabéri : La Lente Agonie d’une Région Sacrifiée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 22:18:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécutité]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par-delà les frontières du silence, une région s’effondre, village après village, école après école, vie après vie. Tillabéri, jadis vivante et généreuse, ploie aujourd’hui sous le joug du terrorisme, abandonnée à une tragédie sans fin. Boungou, Sedéye, Korougoussou, Kourégou, Diblo, Béra, Namga, Doungouro, Zoribi, Kokoro-village, Méhenna, Komabangou, Seybangou, Firo-Korey… Ces localités du Canton de Kokorou,...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" width="720" height="540"  alt="" class="wp-image-317"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-11-a-19.06.44_0ea2be1f-1.jpg" srcset="https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-11-a-19.06.44_0ea2be1f-1.jpg 720w, https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-11-a-19.06.44_0ea2be1f-1-300x225.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p></p>



<p>Par-delà les frontières du silence, une région s’effondre, village après village, école après école, vie après vie. Tillabéri, jadis vivante et généreuse, ploie aujourd’hui sous le joug du terrorisme, abandonnée à une tragédie sans fin.</p>



<p>Boungou, Sedéye, Korougoussou, Kourégou, Diblo, Béra, Namga, Doungouro, Zoribi, Kokoro-village, Méhenna, Komabangou, Seybangou, Firo-Korey…</p>



<p>Ces localités du Canton de Kokorou, dans la zone de Téra, ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes. Ici, les morts ne se comptent plus. Les survivants fuient, les enfants se taisent, et les écoles sont devenues des ruines hantées par l’absence.</p>



<p>Mais Kokorou n’est pas un cas isolé. D’un bout à l’autre de la région de Tillabéri, la même douleur, la même désolation s’étendent.</p>



<p>À Makalondi et Torodi, les assauts répétés ont contraint des villages entiers à se vider de leurs habitants.</p>



<p>À Sakoira et Ayorou, les marchés sont désertés, les cultures abandonnées.</p>



<p>À Dargol et Gothéye, la peur a remplacé la vie communautaire. Des localités de Ouallam, jadis centre d’échanges et de passage, vivent au rythme des incursions et des déplacements forcés.</p>



<p>Le parc du W, joyau naturel, et certains villages de Say, sont désormais un couloir de mort. À Filingué et dans les hameaux environnants, l’espoir s’étiole, remplacé par une survie précaire et silencieuse.</p>



<p>Partout, le même constat : des milliers d’écoles fermées, parfois depuis plus de dix ans. Une génération entière sacrifiée, livrée à l’errance, à l’illettrisme, à la résignation.</p>



<p>Le tissu social se déchire sous le poids des deuils, des exodes, de la faim et des maladies. Les solidarités communautaires s’effritent, les repères s’effondrent, les rêves s’effacent.</p>



<p>Les conséquences de cette crise sont profondes et durables. Elles dépassent les pertes humaines immédiates. Ce sont les fondements mêmes du vivre-ensemble qui sont atteints.</p>



<p>Les villages désertés deviennent le terreau de la nostalgie et du ressentiment. Les enfants déscolarisés, sans avenir, deviennent des proies faciles pour toutes les formes d’extrémisme. Les femmes, souvent seules, portent le fardeau d’un quotidien sans ressources. Les hommes, contraints à l’exode ou à la révolte, sont pris entre la peur et la colère.</p>



<p>Ce drame silencieux est un effondrement programmé de toute une région. Et pourtant, la réaction nationale et internationale reste timide, voire absente. Le désengagement de l’État dans certaines zones a ouvert la voie à l’anarchie armée. Les initiatives humanitaires sont souvent dépassées par l’ampleur des besoins, ou empêchées par l’insécurité chronique.</p>



<p>Pourtant, Tillabéri n’est pas condamnée. Ce territoire meurtri peut renaître, mais il faut pour cela une volonté politique ferme, une réponse sécuritaire adaptée, un plan de reconstruction sociale et éducative, et surtout, une reconnaissance pleine de la douleur de ses populations.</p>



<p>Nous n’ignorons pas l’insécurité persistante qui frappe plusieurs régions de notre pays, ni le combat héroïque mené au quotidien par nos forces de défense et de sécurité.</p>



<p>Engagées en première ligne, elles paient un lourd tribut dans leur mission de protection des populations et de sauvegarde de l’intégrité du territoire.</p>



<p>Que ces sacrifices, souvent consentis dans le silence et l’oubli, ne soient jamais vains. Qu’ils soient, au contraire, le socle de notre sursaut collectif.</p>



<p>À toutes celles et ceux tombés pour la patrie, nous rendons ici un hommage vibrant, empreint de respect, de gratitude et de reconnaissance.</p>



<p>Tant que l’on se contentera de compter les morts sans sauver les vivants, de fermer les yeux sur l’exode des enfants sans leur rendre l’école, tant que les villages resteront orphelins de leur humanité, alors c’est l’avenir de tout un pays qui se perd.</p>



<p>Salou Gobi</p>
<p>The post <a href="https://afriactu.com/2025/05/16/tillaberi-la-lente-agonie-dune-region-sacrifiee/">Tillabéri : La Lente Agonie d’une Région Sacrifiée</a> appeared first on <a href="https://afriactu.com">Afriactu</a>.</p>
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		<title>𝐍𝐢𝐠𝐞𝐫 : 𝐋𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐧𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐠𝐫𝐞̀𝐯𝐞 𝐝𝐞 𝟕𝟐 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐥𝐞 𝐠𝐞𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐚̀ 𝐢𝐦𝐩𝐚𝐜𝐭 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭</title>
		<link>https://afriactu.com/2025/05/13/%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%b2%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ad/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 May 2025 23:14:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Emploi & Travail]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>𝙇𝙖 𝘿𝙮𝙣𝙖𝙢𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙎𝙮𝙣𝙙𝙞𝙘𝙖𝙩𝙨 𝙙𝙪 𝙎𝙚𝙘𝙩𝙚𝙪𝙧 𝙙𝙚 𝙡’𝙀́𝙙𝙪𝙘𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙁𝙤𝙧𝙢𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 (𝘿𝙎𝙎𝙀𝙁) 𝙖 𝙡𝙖𝙣𝙘𝙚́ 𝙪𝙣 𝙥𝙧𝙚́𝙖𝙘𝙘𝙪𝙨𝙖𝙣𝙩 𝙡𝙚 𝙜𝙤𝙪𝙫𝙚𝙧𝙣𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙣𝙞𝙜𝙚́𝙧𝙞𝙚𝙣 𝙙𝙚 𝙫𝙞𝙤𝙡𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙖𝙘𝙘𝙤𝙧𝙙𝙨 𝙨𝙞𝙜𝙣𝙚́𝙨 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙜𝙚𝙡𝙚𝙧 𝙪𝙣𝙞𝙡𝙖𝙩𝙚́𝙧𝙖𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙢𝙚𝙨𝙪𝙧𝙚𝙨 𝙛𝙞𝙣𝙖𝙣𝙘𝙞𝙚̀𝙧𝙚𝙨 𝙥𝙧𝙤𝙢𝙞𝙨𝙚𝙨. 𝙇𝙤𝙧𝙨 𝙙&#8217;𝙪𝙣 𝙥𝙤𝙞𝙣𝙩 𝙖𝙣𝙞𝙢𝙚́ 𝙘𝙚 𝙢𝙖𝙩𝙞𝙣 𝙖𝙪 𝙨𝙞𝙚̀𝙜𝙚 𝙙𝙪 𝙎𝙮𝙣𝙙𝙞𝙘𝙖𝙩 𝙉𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙖𝙡 𝙙𝙚𝙨 𝙀𝙣𝙨𝙚𝙞𝙜𝙣𝙖𝙣𝙩𝙨 𝙙𝙪 𝙉𝙞𝙜𝙚𝙧 (𝙎𝙉𝙀𝙉) 𝙎𝙝𝙚́𝙧𝙞𝙛 𝙄𝙨𝙨𝙤𝙪𝙛𝙤𝙪 𝙖 𝙖𝙣𝙣𝙤𝙣𝙘𝙚́ 𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙚𝙨...</p>
<p>The post <a href="https://afriactu.com/2025/05/13/%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%b2%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ad/">𝐍𝐢𝐠𝐞𝐫 : 𝐋𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐧𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐠𝐫𝐞̀𝐯𝐞 𝐝𝐞 𝟕𝟐 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐥𝐞 𝐠𝐞𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐚̀ 𝐢𝐦𝐩𝐚𝐜𝐭 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭</a> appeared first on <a href="https://afriactu.com">Afriactu</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="449"  alt="" class="wp-image-312"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-12-a-20.32.54_c5e74738-1024x449.jpg" srcset="https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-12-a-20.32.54_c5e74738-1024x449.jpg 1024w, https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-12-a-20.32.54_c5e74738-300x132.jpg 300w, https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-12-a-20.32.54_c5e74738-768x337.jpg 768w, https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-12-a-20.32.54_c5e74738.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>𝙇𝙖 𝘿𝙮𝙣𝙖𝙢𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙎𝙮𝙣𝙙𝙞𝙘𝙖𝙩𝙨 𝙙𝙪 𝙎𝙚𝙘𝙩𝙚𝙪𝙧 𝙙𝙚 𝙡’𝙀́𝙙𝙪𝙘𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙁𝙤𝙧𝙢𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 (𝘿𝙎𝙎𝙀𝙁) 𝙖 𝙡𝙖𝙣𝙘𝙚́ 𝙪𝙣 𝙥𝙧𝙚́𝙖𝙘𝙘𝙪𝙨𝙖𝙣𝙩 𝙡𝙚 𝙜𝙤𝙪𝙫𝙚𝙧𝙣𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙣𝙞𝙜𝙚́𝙧𝙞𝙚𝙣 𝙙𝙚 𝙫𝙞𝙤𝙡𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙖𝙘𝙘𝙤𝙧𝙙𝙨 𝙨𝙞𝙜𝙣𝙚́𝙨 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙜𝙚𝙡𝙚𝙧 𝙪𝙣𝙞𝙡𝙖𝙩𝙚́𝙧𝙖𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙢𝙚𝙨𝙪𝙧𝙚𝙨 𝙛𝙞𝙣𝙖𝙣𝙘𝙞𝙚̀𝙧𝙚𝙨 𝙥𝙧𝙤𝙢𝙞𝙨𝙚𝙨. 𝙇𝙤𝙧𝙨 𝙙&rsquo;𝙪𝙣 𝙥𝙤𝙞𝙣𝙩 𝙖𝙣𝙞𝙢𝙚́ 𝙘𝙚 𝙢𝙖𝙩𝙞𝙣 𝙖𝙪 𝙨𝙞𝙚̀𝙜𝙚 𝙙𝙪 𝙎𝙮𝙣𝙙𝙞𝙘𝙖𝙩 𝙉𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙖𝙡 𝙙𝙚𝙨 𝙀𝙣𝙨𝙚𝙞𝙜𝙣𝙖𝙣𝙩𝙨 𝙙𝙪 𝙉𝙞𝙜𝙚𝙧 (𝙎𝙉𝙀𝙉) 𝙎𝙝𝙚́𝙧𝙞𝙛 𝙄𝙨𝙨𝙤𝙪𝙛𝙤𝙪 𝙖 𝙖𝙣𝙣𝙤𝙣𝙘𝙚́ 𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙚𝙨 𝙚𝙣𝙨𝙚𝙞𝙜𝙣𝙖𝙣𝙩𝙨 𝙚𝙭𝙞𝙜𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙚𝙨 𝙖𝙘𝙩𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙘𝙧𝙚𝙩𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙖𝙢𝙚́𝙡𝙞𝙤𝙧𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙪𝙧𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙙𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙙𝙚 𝙫𝙞𝙚 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙖𝙞𝙡.</p>



<p>𝐔𝐧 𝐩𝐫𝐞́𝐚𝐯𝐢𝐬 𝐬𝐲𝐦𝐛𝐨𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐞𝐬𝐬𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐧 𝐭𝐞𝐧𝐮𝐞𝐬<br>𝗡𝗶𝗮𝗺𝗲𝘆, 𝟭𝟮 𝗺𝗮𝗶 𝟮𝟬𝟮𝟱 — Dans un courrier adressé ce lundi à quatre ministères clés*, la DSSEF a officialisé son préavis de grève de 72 heures, marquant une escalade dans le conflit opposant les enseignants au gouvernement. Ce geste fait suite au gel, annoncé le 9 mai par le Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zéine, de toute mesure à impact financier, y compris le recrutement des contractuels et le paiement des rappels salariaux.</p>



<p>𝐋𝐞𝐬 𝐠𝐫𝐢𝐞𝐟𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐭𝐬 :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le 𝗻𝗼𝗻-𝗿𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁 𝗱𝘂 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗼𝗰𝗼𝗹𝗲 𝗱’𝗮𝗰𝗰𝗼𝗿𝗱 𝗱𝗲 𝗳𝗲́𝘃𝗿𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟮, qui prévoyait des améliorations structurelles pour le secteur éducatif.</li>



<li>La violation du 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲́ 𝗰𝗼𝗻𝗷𝗼𝗶𝗻𝘁 𝗗𝗦𝗦𝗘𝗙-𝗚𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝟰 𝗱𝗲́𝗰𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟰, où le gouvernement s’engageait à prioriser l’éducation.</li>



<li>Des retards 𝗰𝗵𝗿𝗼𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗶𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗲́𝗰𝘂𝗹𝗲𝘀, aggravant la précarité des enseignants.</li>
</ul>



<p>« Le gel unilatéral des engagements financiers est une insulte à la dignité des enseignants. Nous n’avons plus d’autre choix que la grève pour nous faire entendre », explique Issoutou Shérif, porte-parole de la DSSEF.</p>



<p>𝐔𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐢𝐧𝐯𝐨𝐪𝐮𝐞́, 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐞̀𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐢𝐬𝐭𝐞<br>Le gouvernement justifie sa décision par des contraintes budgétaires et la nécessité de « préserver l’équilibre financier national ». Pourtant, les syndicats rejettent cet argument : « Comment parler de rigueur économique quand des fonds sont alloués à d’autres secteurs, tandis que l’éducation est sacrifiée ? », interroge un membre de la DSSEF. « il ne peut y avoir un secteur plus vital que celui de l&rsquo;éducation » a-t-il insisté.</p>



<p>Le préavis de grève souligne également les conséquences désastreuses de ces mesures sur les enseignants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des carrières bloquées pour les contractuels non intégrés.</li>



<li>Des retards de paiement qui plongent des familles dans l’endettement.</li>



<li>Un moral en berne dans un contexte de hausse du coût de la vie.</li>
</ul>



<p>𝐔𝐧𝐞 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐪𝐮𝐢 𝐬’𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐝<br>La grève, si elle est maintenue, pourrait paralyser les écoles et centres de formation à travers le Niger. La DSSEF appelle à une mobilisation massive et à des actions coordonnées avec d’autres syndicats. « Nous demandons à tous les enseignants de se joindre à ce mouvement. C’est une question de survie professionnelle », insiste un représentant syndical.</p>



<p>Les ministères concernés (Éducation nationale, Jeunesse et Sports, Refondation culturelle, Enseignement technique) n’ont pas encore réagi officiellement. Toutefois, lors des dernières négociations, le gouvernement avait promis de « poursuivre le dialogue », sans avancer de calendrier concret.</p>



<p>Prochaines étapes : Vers une crise sociale ?<br>La balle est désormais dans le camp du gouvernement. Les syndicats exigent entre autre :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>La levée immédiate du gel des mesures financières.</li>



<li>L’apurement des arriérés salariaux et pécules.</li>



<li>Un plan clair pour l’intégration des contractuels.<br>« Nous n&rsquo;avons que des revendications corporatistes » a ajouté Shérif Issoufou</li>
</ol>



<p>Si aucune réponse n’est apportée d’ici le déclenchement de la grève, le Niger risque de voir son système éducatif 𝘀’𝗲𝗻𝗹𝗶𝘀𝗲𝗿 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝗰𝗲́𝗱𝗲𝗻𝘁. « 𝗟’𝗲́𝗱𝘂𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗻𝗲 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗮𝗿𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗱’𝗮𝗷𝘂𝘀𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗿𝘁-𝘁𝗲𝗿𝗺𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀 », conclut la DSSEF.</p>



<p>Kabirou Boubacar</p>
<p>The post <a href="https://afriactu.com/2025/05/13/%f0%9d%90%8d%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%a0%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ab-%f0%9d%90%8b%f0%9d%90%9e%f0%9d%90%ac-%f0%9d%90%ac%f0%9d%90%b2%f0%9d%90%a7%f0%9d%90%9d%f0%9d%90%a2%f0%9d%90%9c%f0%9d%90%9a%f0%9d%90%ad/">𝐍𝐢𝐠𝐞𝐫 : 𝐋𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐞́𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐧𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐠𝐫𝐞̀𝐯𝐞 𝐝𝐞 𝟕𝟐 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐥𝐞 𝐠𝐞𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐚̀ 𝐢𝐦𝐩𝐚𝐜𝐭 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭</a> appeared first on <a href="https://afriactu.com">Afriactu</a>.</p>
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		<title>Niger : Une Nation ne se Reconstruit pas Sans Conscience</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 May 2025 21:48:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les projecteurs restent braqués sur la crise politique et les convulsions économiques du Niger, une vérité plus profonde, plus dérangeante, demeure trop souvent ignorée : l’effondrement moral de la nation. Et si la véritable urgence était ailleurs ? Plus discrète, moins mesurable, mais autrement plus décisive. Il ne s’agit pas ici de nier...</p>
<p>The post <a href="https://afriactu.com/2025/05/11/niger-une-nation-ne-se-reconstruit-pas-sans-conscience-2/">Niger : Une Nation ne se Reconstruit pas Sans Conscience</a> appeared first on <a href="https://afriactu.com">Afriactu</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="720" height="540" data-id="308"  alt="" class="wp-image-308"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-11-a-19.06.44_0ea2be1f.jpg" srcset="https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-11-a-19.06.44_0ea2be1f.jpg 720w, https://afriactu.com/wp-content/uploads/2025/05/WhatsApp-Image-2025-05-11-a-19.06.44_0ea2be1f-300x225.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>
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<p>Alors que les projecteurs restent braqués sur la crise politique et les convulsions économiques du Niger, une vérité plus profonde, plus dérangeante, demeure trop souvent ignorée : l’effondrement moral de la nation. Et si la véritable urgence était ailleurs ? Plus discrète, moins mesurable, mais autrement plus décisive.</p>



<p>Il ne s’agit pas ici de nier l’instabilité des institutions, la précarité sociale ou la vulnérabilité économique. Ces réalités sont incontestables. Mais à force de scruter les conséquences, nous avons peut-être négligé la cause.</p>



<p>Depuis des mois, des années, bien des analyses ont été formulées, des tribunes publiées, des voix – sincères et engagées – se sont élevées pour diagnostiquer les failles du système. Pourtant, le vrai mal reste souvent sans nom : un dérèglement profond de la conscience collective.</p>



<p>La crise que traverse le Niger n’est pas d’abord politique. Elle n’est pas d’abord économique. Elle est morale. Une lente corrosion des repères, un effritement du sens, une perte du lien entre responsabilité individuelle et destin collectif.</p>



<p>Corruption, incivisme, mensonge, démission des élites et banalisation de l’injustice : autant de symptômes d’un mal plus radical. On parle de souveraineté, mais sans éthique. On exige la prospérité, mais sans exemplarité. On veut des institutions fortes, mais on oublie que les institutions ne sont solides que lorsque les consciences qui les portent sont saines.</p>



<p>Ce constat n’est pas nouveau. Il est le fruit d’années d’observation, de réflexion, d’alerte. Et il trouve un écho dans les traditions spirituelles qui ont forgé nos sociétés.</p>



<p>Ce n’est donc pas par manque de soldats que tombent les nations, mais par manque de conscience.</p>



<p>Il est temps de changer de cap. De sortir de l’urgence et du court terme. De replacer la morale, non comme un supplément d’âme, mais comme la condition première de toute refondation nationale. Car le développement durable ne naît jamais dans un désert éthique. Il pousse dans un sol fécondé par l’intégrité, la justice, et le sens du bien commun.</p>



<p>Aucune réforme ne prospérera sans une refondation intérieure. Aucun plan stratégique, aussi bien conçu soit-il, ne portera ses fruits si la matrice humaine reste corrompue. Il faut soigner l’âme du pays. Et alors, seulement, l’arbre portera à nouveau.</p>



<p>Oui, beaucoup d’encre a coulé pour expliquer, dénoncer, argumenter. Mais au terme de toutes ces réflexions, une évidence s’impose : tant que le Niger ne guérira pas son cœur moral, il ne bâtira rien de durable.Ce que j&rsquo;ai appelé dans un post antérieur: »Briser les Chaines Mentales ».</p>



<p>Il est encore temps. Temps de refonder, non seulement l’État, mais l’homme nigérien. Temps de replacer la conscience au cœur du projet national. Car sans conscience, aucune souveraineté n’est viable. Et sans éthique, aucun avenir n’est solide.</p>



<p>Salou Gobi</p>
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