
Les conventions internationales protègent les syndicats de l’abus des pouvoirs publics.
Une organisation syndicale est une association des travailleurs ou des employeurs qui a pour but la défense des intérêts matériels et moraux de ses militants.
Les conventions internationales du travail à savoir, la convention N°87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948 et la convention N°98 sur les droits d’organisation et de négociation collective de 1949, sont signées et ratifiées par la république du Niger.
Les organisations syndicales ne peuvent être dissoutes et suspendues par les pouvoirs publics en vertu de la convention N°87 sur la liberté syndicale.
Les organisations syndicales ont précèdé les organisations politiques en Afrique.
Le syndicalisme a pris naissance et forme à travers les luttes politiques,
contrairement en Europe et aux États-Unis d’Amérique où il a pris naissance dans les entreprises industrielles à travers les luttes ouvrières pour la défense des intérêts des travailleurs.
Les luttes syndicales sont à la base de l’abrogation du travail forcé. C’est grâce aux luttes syndicales que le code du travail, le système de prestations sociales , le droit des congés , le statut général de la fonction publique , etc, ont vu le jour.
Les organisations syndicales veillent aux respects des droits et obligations des travailleurs et fonctionnaires.
Les syndicats méritent respects et considération.
Au Niger, c’est grâce aux luttes syndicales que le multipartisme abrogé en 1965 a été restauré en 1991.
Les statuts des cadres de la Magistrature ont vu le jour grâce aux luttes syndicales.
Les organisations syndicales sont les remparts , de la justice, de la démocratie, elles sont des écoles de la démocratie.
Aucun leader syndical ne peut être à la tête d’une organisation syndicale sans être democratiquement élu par les militants.
Les syndicats parlent et s’expriment aux noms des leurs militants qui espèrent et attendent des lendemains meilleurs .
Ils sont protégés par les conventions internationales ratifiées par le Niger.
La dissolution des syndicats n’est pas un bon signe de l’exercice du pouvoir démocratique.
Les conventions internationales ont un caractère supra lois nationales.
Le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie ( le CNSP) ne devrait jamais oublier que le changement anticonstitutionel opéré au Niger, soutenu par la majorité du peuple nigérien , des organisations de la société civile a pour objectif et but la restauration de la bonne gouvernance démocratique et économique.
Il serait très difficile de restaurer la bonne gouvernance démocratique et économique dans un pays en démentelant les organisations de la société civile.
Il n’est pas souhaitable dans un régime qui aspire à une restauration de la bonne gouvernance démocratique et économique que les organisations syndicales soient dissoutes du fait des divergences entre leurs partenaires sociaux.
Les organisations syndicales sont indispensables pour l’exercice du pouvoir d’Etat démocratique, il y va de la crédibilité du pouvoir politique de faire faire respecter l’exercice du droit syndical.
L ‘exercice de la liberté publiques , du droit syndical sont, entre autres , les baromètres d’un véritable exerce du pouvoir démocratique.
Il serait très difficile de faire la promotion de la démocratie en bayonnant les droits syndicaux.
Si notre jeune révolution a vécu jusqu’à aujourd’hui, c’est grâce aux organisations de la société civile parmi lesquelles se trouvent en avant garde , les syndicats, des travailleurs, des employeurs et des étudiants.
Par conséquent nous demandons en tant doyen du mouvement syndical nigérien, au président de la république, chef de l’Etat, le général Abdourahamane Tiani de bien vouloir faire faire prendre des dispositions diligentes et utiles afin que les droits syndicaux soient respectés dans notre pays. Il y va de la crédibilité du pouvoir politique démocratique qu’il envisage de restaurer au Niger.
C’est le Niger qui gagne !
Le doyen du mouvement syndical,
Issoufou BOUBACAR KADO MAGAGI







